Plus de 5O % des patients sont hospitalisés en dehors des centres de traitement des brûlés (CTB).

Dans son Livre Blanc, la Société Francophone de Brûlologie propose différents leviers pour améliorer la situation

Plusieurs constats expliquent pourquoi plus de la moitié des patients ne sont pas hospitalisés dans un centre de traitement des brûlés, alors que les pouvoir publics ont défini en 2007 une organisation pour permettre une bonne prise en charge de tous les brûlés sur tout le territoire :

Par méconnaissance

Par manque de moyens de communication

Par manque d’expertise

Par sous-estimation de la complexité du traitement

Par assurance d’une réponse adaptée mais parcellaire

Par incohérence de la tarification

Dans son Livre Blanc, la Société Francophone de Brûlologie propose des solutions pour remédier à cette organisation défectueuse, en particulier en ce qui concerne la tarification. Les centres autorisés à la prise en charge des brûlés (CTB et centres de niveau 2) devraient bénéficier d’une exclusivité tarifaire. Actuellement, un centre hospitalier non-spécialisé pour l’accueil des brûlés reçoit le même financement qu’un CTB autorisé alors que ses charges sont moindres puisqu’il n’a pas à satisfaire aux obligations de ce dernier en matière de moyens et de personnels. Pour le centre hospitalier non-spécialisé, l’accueil des brûlés constitue une source importante de recettes, ce qui l’incitera à traiter ce type de patient et à ne pas solliciter d’avis spécialisé, alors qu’il devrait le faire, de peur que cette source de recettes ne lui échappe.

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